Le centre opérationnel

Placé sous les signes de l’efficience et de la modernité, le centre opérationnel réceptionne et traite l’ensemble des appels émis depuis les numéros d’urgence 18 et 112 provenant de Paris et des trois départements de la petite couronne : Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et Val-de-Marne (94).

  • le centre de traitement de l’alerte (CTA 18/112)  ;
  • la coordination médicale  ;
  • l’état-major opérationnel organisé en 3 postures de montée en puissance (immédiate, renforcée et crise).

Après plusieurs années de développement, la BSPP s’est dotée d’un outil de traitement de l’urgence performant et à la pointe des dernières technologies. Ce projet structurant a débuté en 2005 et a vu sa première pierre posée le 17 mars 2010. La livraison des locaux a eu lieu en novembre 2011. Son coût de réalisation est de 25,8 millions d’euros.

Un appel est traité (décroché) entre 30s et 40s en moyenne. Cette performance à décrocher rapidement est liée à la formation des opérateurs et à leur expérience opérationnelle préalable.

En somme, la PFAU fait sienne la devise :
« mutualiser pour mieux sauver ».

Cette structure ergonomique, associée aux nouvelles technologies, concourt directement à la résolution de situations opérationnelles courantes ou complexes et à une meilleure synergie entre les différents services participant à la gestion des crises sur la plaque parisienne (SDIS, EMZDSP, CAB PP, police, SAMU, AASC, prestataires de services…).
Moderne et spacieux, sur une emprise de 1 000 m2, le CTA permet d’accueillir 30 postes opérateurs 18/112 (contre 8 auparavant) et 13 postes opérateurs de coordination médicale (5 dans les anciens locaux). Il reçoit en moyenne plus de 6 000 appels par jour et engage les secours environ 1 400 fois. Ce centre est armé par plus de 300 sapeurs-pompiers, médecins et infirmiers qui se relaient en permanence.
Chaque jour, 1 officier, 2 sous-officiers supérieurs, 2 chefs de salle, 36 opérateurs CTA et de coordination médicale, 1 paramétreur et 3 opérateurs-orienteurs 112 assurent la réponse opérationnelle de la BSPP 24 h/24 et 365 jours par an.
Depuis début 2016, il accueille la plateforme des appels d’urgence 17/18/112, permettant à la préfecture de police de mutualiser la réception du 112 avec la DSPAP.

 

La coordination médicale : trait d’union entre le 18/112 et les 4 CRRA* 15 (75, 92, 93 et 94)
Partie intégrante du CO, la coordination médicale est placée sous la responsabilité d’un médecin coordinateur chef de garde H 24.

  • Elle participe à l’évaluation des appels d’urgence dans le cadre du secours aux victimes, en liaison avec les opérateurs de la salle 18/112.
  • Elle reçoit et traite les bilans transmis par les chefs d’agrès des moyens de la BSPP (médicalisés ou non) ou des moyens associatifs engagés à son profit ainsi que les demandes issues des détachements.
  • Elle active et gère les moyens du service médical d’urgence de la BSPP et le cas échéant, renseigne le commandement dans le respect du secret médical.
  • Elle assure l’interface opérationnelle avec les services d’aide médicale d’urgence (SAMU), les établissements de santé et les structures de permanence des soins.
    En permanence pour traiter 1300 appels par jour dont environ 1000 bilans et 300 demandes de VSAV des 4 SAMU parisiens et péri-parisiens. Son effectif est composé de 3 médecins, 1 infirmier et 8 opérateurs coordination médicale (OCM).

*CRRA : centre de réception et de régulation des appels.

La plateforme des appels d’urgence 17-112-18 (PFAU) de Paris et des trois départements de la petite couronne rassemble en un lieu unique le traitement des appels des trois numéros d’urgence sous la responsabilité de la préfecture de police : le 112, numéro d’urgence universel pour  l’ensemble de l’Union européenne ; le 18, traité par la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) ; le 17 confié à la Direction de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération de Paris (DSPAP).
cette plateforme interdépartementale, unique en France a pour mission de :

  • Traiter plus efficacement l’urgence vitale et prioritaire, en l’identifiant plus vite au sein du flux d’appels, sur les trois numéros 17-112-18 ;
  • Mieux sécuriser les théâtres d’intervention, en intervenant plus rapidement et de façon coordonnée ;
  • Apporter une réponse adaptée à chaque appel par le conseil et l'orientation.

La PFAU permet de traiter 2 250 000 appels au total dont 1 250 000 d’appels d’urgence 18-112 en deux niveaux :

  • Le premier niveau mutualisé entre la BSPP et la DSPAP filtre les appels. La mission première des opérateurs est d’identifier le niveau d’urgence de l’appel, entre très urgent (vital), urgent et non urgent, et de transférer les urgences au niveau 2. Les opérateurs peuvent dans une certaine mesure apporter du conseil aux appels non urgents.
  • Le second niveau se concentre sur le traitement des demandes d’urgence : une fois passé le filtre du premier niveau, l’appel est géré, selon sa nature, par un policier ou un pompier. L’opérateur se concentre alors sur son cœur de métier.